Par Elise Rouvrais, naturopathe certifiée FÉNA - Mis à jour le 30 octobre 2026
Pour bien comprendre le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) et décrypter les mécanismes à l’œuvre, je vous recommande cet article en préambule.
Ici, nous tenterons de mettre en avant un des leviers essentiels dans la prise en charge globale : l’alimentation pour SOPK.
En résuméL’alimentation est un levier essentiel du SOPK. Dans la majorité des cas, un excès de sucres fait flamber la glycémie, donc l’insuline, ce qui aggrave les symptômes (hyperandrogénie, prise de poids). Les grands axes : des aliments bruts et complets plutôt qu’ultra-transformés, une alimentation anti-inflammatoire (gluten et produits laitiers limités si vous y êtes sensible, en bonne intelligence), des glucides de qualité à charge glycémique modérée, et surtout les bonnes associations alimentaires : jamais un glucide seul, mais glucide + protéine + bonne graisse + légume. Aucun aliment n’est banni, et les régimes restrictifs sont à éviter : la sous-alimentation écroule le métabolisme. Des analyses (glycémie et insuline à jeun, HOMA, cortisol, TSH) aident à personnaliser. L’activité physique et la gestion du stress complètent l’alimentation.
Si le sujet vous intéresse, un autre article est également disponible est décrit la prise en charge médicale et les différents accompagnements complémentaires possibles.
Quelles analyses pour affiner le profil d’une femme atteinte du SOPK ?
Il peut être intéressant de réaliser un Bilan complet, en amont, avec à titre d’exemple :
- Des informations essentielles sur la gestion des glucides.
Les glucides regroupent différentes familles d’aliments. On les retrouve dans les féculents, les légumineuses, les aliments sucrés et les fruits. En fonction de leur impact sur la glycémie, on pourra les classifier en 3 catégories : Indice Glycémique (IG) bas, IG modéré, IG élevé.
Plus d’informations dans la section « grands axes » ci-dessous.
On peut demander les analyses suivantes :- Glycémie à jeun,
- Insuline à jeun,
- Index HOMA.
- Des informations sur l’état de stress de la patiente avec un dosage du cortisol. Le cortisol est appelé « l’hormone du stress », il est sécrété par les glandes surrénales. Le stress a un rôle central dans l’aggravation des symptômes du SOPK. Sécrété à long terme et de façon chronique, le cortisol fait prendre du poids (car il favorise la résistance à l’insuline), fragilise la thyroïde, augmente l’appétit et fait baisser la masse musculaire et la fertilité.
- Des informations sur le fonctionnement de la thyroïde avec un dosage TSH, T3 et T4. Les hormones thyroïdiennes sont impliquées notamment dans le métabolisme énergétique et la régulation lipidique, protéique, et glucidique. Il existe un lien - dont l’origine n’est pas encore bien définie - entre dysfonctionnement thyroïdien et SOPK . Pour + d’informations sur le sujet, n’hésitez pas à consulter cet article détaillé.
- Des informations sur l’état nutritionnel général : magnésium, vitamine D, fer et vitamine C.
L’alimentation pour le SOPK : les principes
En fonction des analyses et de la problématique, on peut proposer un plan alimentaire personnalisé, en accord avec la personne. L’idée n’est pas de conseiller quelque chose d’inaccessible et d’irréaliste. L’objectif n’est pas non plus d’avoir des « règles » trop strictes dont on ne peut jamais déroger. Un plan alimentaire de » base » et un travail d’éducation à l’alimentation pour rendre autonome les consultants est essentiel. Il est également important d’avoir des assiettes équilibrées et de se sensibiliser aux rôles de chaque famille d’aliments :
- Protéines : la viande, le poisson, les fruits de mer, les œufs et les légumineuses.
- Lipides (« les graisses ») : les huiles végétales, les oléagineux, le beurre, les fromages, l’avocat, les olives, etc.
- Glucides (« les sucres ») : céréales et produits à base de farine, fruits, etc.
L’important est de manger varié et équilibré au quotidien, en prenant en considération quelques subtilités liées au SOPK (la gestion de la glycémie revient souvent, avec un travail sur les glucides).
La façon de manger a aussi beaucoup d’importance : manger en pleine conscience permet de faire attention à ses sensations alimentaires. En se reconnectant à son ressenti, par exemple en se posant les questions « ai-je vraiment faim ? A combien j’évaluerais ma faim 5, 10, 15 ? », on adapte mieux ses rations et on mange réellement ce dont on a besoin.
L’alimentation n’est pas le seul levier dans le SOPK : il faut prendre en considération l’hygiène de vie globale avec notamment :
- Une activité physique régulière : limiter au maximum la sédentarité,
- Une bonne gestion du stress : limiter son stress et avoir un sommeil réparateur.
Quelles sont les demandes des femmes atteintes du SOPK en consultation ?
- La perte de poids : le surpoids est à la fois un symptôme du SOPK et un facteur aggravant sur l’ensemble des symptômes,
- Avoir des cycles menstruels ou des cycles réguliers,
- Le désir d’enfant.
Comment savoir si l’on fait de la résistance à l’insuline, même en étant mince ?
Les principaux signes que l’on peut ressentir dans son corps sont les suivants : hypoglycémie à répétition, fatigue ou « Coup de barre » après manger.
La résistance à l’insuline peut aussi se vérifier à l’aide d’une prise de sang avec les analyses citées plus haut, à savoir : glycémie à jeun, insuline à jeun et Index HOMA.
Une fausse idée assez répandue est de penser que si une femme est SOPK de type « mince » alors elle n’a pas de problème de résistance à l’insuline. Toutes les femmes atteintes du SOPK, quelle que soit leur morphologie, peuvent présenter une résistance à l’insuline.
Les conséquences d’une résistance à l’insuline - si aucun travail n’est réalisé - peuvent être :
- Prise de poids et/ou difficulté à en perdre,
- Risque de diabète,
- Syndrome métabolique.
Vous pouvez également consulter cet article où je détaille la résistance à l’insuline et ses conséquences sur la santé.
L’écueil fréquent : les régimes restrictifs qui écroulent le métabolisme
Beaucoup de femmes atteintes du SOPK en surpoids culpabilisent énormément de ne pas arriver à perdre du poids et enchainent ainsi les régimes amaigrissants. Certains de ces régimes placent ces femmes en sous-alimentation, avec de graves restrictions caloriques, associées à une réduction importante en lipides (les graisses).
Or, les lipides, les « bonnes graisses », sont indispensables dans l’alimentation de la femme ; ils permettent entre autres :
- de ne pas faire flamber la glycémie car ils freinent la digestion (et donc améliorent la résistance à l’insuline),
- de synthétiser les hormones sexuelles.
Pour bien fonctionner, le corps a besoin de nutriments essentiels de chaque famille d’aliments : protéines, lipides et glucides.
Priver drastiquement son corps serait comme « ne pas mettre assez de carburant dans son moteur ». Une sous-alimentation risque d’écrouler le métabolisme : le corps n’arrive plus à fonctionner correctement et n’utilise pas convenablement les calories ingérées. C’est le cercle vicieux qui s’installe car une personne en surpoids, dont le métabolisme est effondré, ne pourra pas perdre de poids.
Dans ce cas-là, on peut proposer un travail en 2 temps :
- Dans un premier temps, une relance métabolique : augmenter les apports alimentaires petit à petit pour qu’ils correspondent réellement aux dépenses énergétiques. Au lieu de se sous-alimenter, on réapprend à bien manger, avec des ingrédients de qualité. On réapprend à son corps à refonctionner correctement, sans prendre du poids.
- Dans un second temps, on réalise un léger déficit calorique, sans diaboliser les lipides, pour perdre du poids.
Il n’est pas rare que je croise des consultantes qui n’arrivent pas à perdre un gramme alors qu’elles sont en grande restriction calorique avec parfois même beaucoup de sport .
Dans ce cas là, on peut proposer de sortir de ce schéma de restriction, et d’augmenter peu à peu ses apports alimentaires. Le fait le plus incroyable c’est que avec cette méthode, les consultantes en augmentant leurs apports caloriques - sans changer leurs activités physiques - restent au même poids ou maigrissent ! Preuve encore une fois que leurs métabolismes étaient écroulés et que leurs corps, à cause de trop de privations, ne fonctionnaient plus correctement.
Cette méthode est connue sous le nom de Reverse diet et vise à :
- stimuler le métabolisme
- rétablir l’équilibre hormonal
- soutenir la fonction thyroïdienne
- améliorer la sensibilité à l’insuline
- favoriser une gestion durable du poids
Les « régimes amaigrissants » peuvent engendrer des restrictions cognitives, des troubles thyroïdiens ou surrénaliens ou encore une aménorrhée hypothalamique.
Quels sont les grands axes de l’alimentation pour le SOPK ?
Un axe principal pour le SOPK est de veiller à avoir une Alimentation anti-inflammatoire :
- Privilégier les aliments bruts et complets, à l’opposé d’une alimentation ultra transformée, raffinée et industrialisée (matière première souvent de mauvaise qualité et indice glycémique élevé).
- Si vous y êtes sensible, limiter le gluten, en bonne intelligence. L’objectif n’est pas de manger un pain sans gluten qui serait un pain de mie sous vide, à la farine de maïs (indice glycémique élevé) ultra transformé de supermarché.
Le gluten est une grosse protéine contenue dans le blé et ses proches variétés (seigle, orge, épeautre). Certaines personnes présentent une hypersensibilité au gluten entrainant des réactions inflammatoires.
- Si vous y êtes sensible, limiter les produits laitiers : réduire la consommation de lait et apporter en quantité limitée des produits laitiers type formage blanc, yaourt ou fromage, en privilégiant l’origine chèvre ou brebis plutôt que vache. Les produits laitiers sont un vaste débat.
Les produits laitiers contiennent, entre autres, une protéine appelée caséine : certaines personnes peuvent présenter une hypersensibilité à cette protéine entrainant ici aussi des réactions inflammatoires.
De plus, le lait contient de nombreuses informations hormonales : facteur de croissance IGF1 et facteurs oestrogéniques. A l’âge adulte, ces informations peuvent perturber le système hormonal.
- Avoir une meilleure gestion des glucides : Lorsque l’on mange un aliment, la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang, augmente. Le corps fait alors appel à une hormone, l’insuline, pour ramener la glycémie à une valeur normale, et rediriger le sucre vers les organes. Dans le cas du SOPK, on remarque souvent que l’insuline n’arrive pas à faire son travail correctement, il faut alors une grande quantité d’insuline pour obtenir une réponse efficace. On parle alors de résistance à l’insuline.
Dans la majorité des SOPK, on retrouve la relation suivante :
Consommation de glucide/sucre ++ => flambée de la glycémie => production ++ d’insuline => aggravation des symptômes du SOPK (perturbations hormonales avec hyperandrogénie, prise de poids, etc.).
On comprend ainsi que l’alimentation est un levier essentiel dans la gestion du SOPK.
Pour bien comprendre les mécanismes à l’œuvre dans le SOPK, je vous recommande de lire cet article.
Il y a plusieurs éléments que l’on peut mettre en place pour éviter justement les pics de glycémie et donc la spirale infernale décrite juste avant.
La charge glycémique (CG) d’un aliment évalue la capacité à élever le sucre sanguin (la glycémie) d’une portion courante de cet aliment.
Pour améliorer son SOPK, on peut par exemple :
- Consommer des aliments à CG modérée comme les légumes verts, les céréales et farines complètes, la patate douce, les fruits rouges, etc.
- Consommer des glucides de qualité : céréales complètes, farines complètes non raffinées, sucres complets, etc.
- Réaliser les bonnes associations alimentaires pour que la glycémie ne s’emballe pas. Vous pouvez par exemple associer un glucide (un « sucre ») de qualité avec une protéine, un bon lipide (les « bonnes graisses ») et un aliment riche en fibres comme un légume.
L’association des aliments entre eux, ralentissant le temps de digestion et l’absorption des glucides contenus dans le repas et permettent d’abaisser la glycémie. La bonne habitude serait de ne pas consommer le glucide seul (exemple d’un glucide seul : un fruit seul au goûter ou une assiette de pâtes pour le déjeuner).

- Enfin, chez certaines femmes, lorsque toutes les conditions sont réunies, un jeûne intermittent peut être envisagé, de préférence le soir. Attention, il doit être pratiqué dans un cadre bien défini et sans contre-indications : pas de fatigue chronique excessive, d’hypothyroïdie, de problème de santé majeur, de faim importante le matin, de trouble du comportement alimentaire, etc. Si la personne jeûne le soir, il est préférable de consommer des protéines le matin, pour équilibrer son apport sur la journée. Plus simplement, on peut aussi alléger l’assiette du soir, notamment en modulant la quantité de féculents, selon son ressenti.
| Famille | À privilégier | À limiter (pas interdit) | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| Glucides | Céréales et farines complètes ou semi-complètes, riz basmati ou complet, quinoa, sarrasin, patate douce, légumineuses, pain au levain, fruits rouges | Farines blanches, pain de mie, baguette, pâtes blanches, céréales soufflées (galettes de riz ou de maïs), maïs | Charge glycémique modérée : la glycémie, donc l’insuline, ne s’emballe pas |
| Sucres et boissons | Sucres complets (muscovado, rapadura), sucre de coco, miel, fruits, chocolat noir 70 %, en petite quantité | Sucre blanc ou roux, sirop de glucose ou de fructose, sodas même « light », jus de fruits, alcool, viennoiseries, bonbons, crèmes dessert | Sucres raffinés et cachés : pics de glycémie, les édulcorants nuisent au microbiote |
| Protéines | Poissons, dont poissons gras (sardines, maquereaux), viande blanche, œufs, fruits de mer, légumineuses | Protéines industrielles ultra-transformées, charcuterie en excès | Une protéine à chaque repas freine l’absorption des glucides |
| Graisses | Huiles de colza, lin, noix, cameline en assaisonnement, huile d’olive en cuisson, oléagineux, avocat, purée d’amande, petits poissons gras | Graisses des produits ultra-transformés | Les bonnes graisses freinent la digestion des sucres et servent à fabriquer les hormones, les oméga 3 sont anti-inflammatoires |
| Gluten | Sarrasin, quinoa, riz, petit épeautre (pauvre en gluten), blés anciens, pain au levain de qualité | Selon la sensibilité digestive de chacune : blé moderne, seigle, orge en excès, pains « sans gluten » industriels à la farine de maïs | Hypersensibilité possible, inflammation, le sans-gluten industriel a un indice glycémique élevé |
| Produits laitiers | Chèvre ou brebis, en quantité limitée | Lait de vache, selon la sensibilité de chacune | Caséine et signaux hormonaux (IGF1, facteurs œstrogéniques) |
| Légumes | À chaque repas, crus ou cuits selon votre digestion | Fibres : ralentissent l’absorption des glucides |
Pour l’imprimer ou l’emporter en courses : la liste des aliments, la journée type et la liste de courses tiennent sur deux pages.
Que manger au quotidien avec un SOPK ? Menu type
Voici quelques exemples d’alimentation pour la femme atteinte du SOPK :
- Petit Déjeuner :
- Tartine de pain frais sans gluten (au sarrasin par exemple) => glucide de qualité
- + œufs mollets ou au plat => protéine
- + avocat ou purée d’amande => lipide

- Le midi : Eviter de consommer uniquement des glucides type riz + ratatouille ou assiette de pâtes à la tomate mais privilégier les bonnes associations :
- Une viande ou un poisson => protéine
- + des légumes de saison, cuits ou crus (suivant les capacités digestives de chacun) => fibres
- + des céréales complètes ou semi-complètes : riz, quinoa, sarrasin, patate douce => glucides de qualité
- + assaisonnement avec des huiles riches en oméga 3 anti inflammatoires (lin, colza, noix) ou huile d’olive pour la cuisson => lipide
On peut aussi réaliser des galettes avec des légumes + au choix : des pommes de terre/patate douce/céréales.
En fin de repas, on peut prendre un fruit cuit (compote) ou cru ou un laitage. Certaines personnes ne digèrent pas bien le fruit cru en fin de repas (ballonnement, perturbation de la digestion), veillez donc à vos sensations. Si c’est votre cas, privilégiez alors la consommation d’un fruit en dehors des repas (au goûter par exemple).

- Le goûter: encore une fois on évite les glucides seuls, et on privilégie par exemple :
- Fruits (glucide) + une poignée d’amande (lipide)
- Un carré de chocolat noir 70% (glucide) + une poignée de noisettes (lipide)

- Le soir :
On essaie de manger tôt pour ne pas perturber le sommeil avec la digestion.
On essaie également d’éviter la viande rouge (longue à digérer) et on privilégie au quotidien une viande blanche ou un poisson, associé à des céréales complètes + légumes + huiles riches en oméga 3.
On peut également se faire une assiette végétarienne : légumineuses (pois, fèves, lentilles, haricots rouges, etc.) avec des légumes + de temps en temps un œuf ou un laitage ou du fromage.
Selon votre ressenti, vous pouvez aussi simplement alléger l’assiette du soir, notamment en modulant la quantité de féculents.

| Repas | Exemple | Ce que l’assiette apporte |
|---|---|---|
| Petit-déjeuner | Tartine de pain au sarrasin, au petit épeautre ou aux blés anciens, selon votre sensibilité + œufs mollets ou au plat + avocat ou purée d’amande | Glucide de qualité + protéine + bonne graisse |
| Déjeuner | Viande ou poisson + légumes de saison + riz, quinoa, sarrasin ou patate douce + huile de colza, lin ou noix, fruit cuit ou cru en fin de repas selon la digestion | Protéine + fibres + glucide de qualité + oméga 3 |
| Goûter | Fruit + poignée d’amandes, ou carré de chocolat noir 70 % + noisettes | Glucide + lipide : jamais le fruit seul |
| Dîner, pris tôt et plus léger | Viande blanche ou poisson + céréales complètes + légumes + huile riche en oméga 3, ou assiette végétarienne : légumineuses + légumes + parfois un œuf ou un fromage. Féculents en quantité modulée selon votre ressenti | Digestion légère, sommeil préservé |
Quels résultats attendre d’une hygiène de vie adaptée ?
Grâce à une hygiène de vie adaptée (alimentation, exercice physique et gestion du stress), on peut observer de beaux résultats, avec notamment :
- Une perte de poids si femme en surpoids,
- Une meilleure énergie dans la journée (moins de coups de barre)
- Diminution des symptômes liés à l’hyperandrogénie (retour des cycles ou cycles plus réguliers, amélioration de la fonction reproductive, diminution de la pilosité, etc.)
- Amélioration du bilan lipidique : cholestérol, triglycéride (prévention active des complications cardiovasculaires),
- Impact psychologique positif (meilleure image de soi).
Que faire quand on n’arrive pas à perdre du poids malgré ses efforts ?
« Manger bien » ne signifie pas « manger peu » ! Il faut avoir une alimentation adaptée, veiller aux bonnes associations et manger en quantité suffisante : ni trop, ni trop peu.
Si l’alimentation est équilibrée et correspond aux besoins réels et que malgré tout la perte de poids est impossible, il faut certainement pousser les investigations : les analyses décrites en début d’article peuvent se révéler intéressantes.
Quels aliments éviter ou limiter avec un SOPK ?
Il n’y a pas d’aliment à bannir de façon définitive. Encore une fois, tout se joue dans l’équilibre.
On pourra par exemple consommer une pâtisserie de temps en temps en fin de déjeuner et équilibrer l’assiette en conséquence pour éviter d’avoir trop de glucides au cours du même repas. Evitez le combo : pates + pâtisserie et privilégier par exemple : poulet + légumes + pâtisserie.
Pour la pâtisserie et la cuisine maison, on privilégiera les sucres complets (muscovado, rapadura), le sucre de coco, les fruits, le miel aux sucres industriels ultra raffinés type sucre blanc, sucre roux, sirop de glucose ou fructose.
Au quotidien, les aliments à limiter (et non à interdire) sont ceux qui font monter la glycémie sans rien apporter :
- les sucres industriels : gâteaux, pâtisseries et viennoiseries du commerce, crèmes dessert, yaourts sucrés, bonbons
- les sucres cachés : sodas, y compris « 0 % » ou « light », jus de fruits même sans sucre ajouté, sirops, alcool et cocktails
- les céréales raffinées ou soufflées : pain de mie, baguette, pâtes blanches, galettes de riz ou de maïs, maïs
- les glucides consommés seuls : une assiette de pâtes, un fruit seul au goûter.
Le détail de ces repères, et les alternatives, se trouvent dans l’article Alimentation et résistance à l’insuline.
Par où commencer ?
- Faire le point avec votre médecin : glycémie et insuline à jeun, index HOMA, et selon le contexte cortisol, TSH, magnésium, vitamine D, fer. Ces analyses disent si la résistance à l’insuline est en cause, même avec un poids normal, et orientent les priorités.
- Changer d’abord les associations, pas les quantités : un petit-déjeuner protéiné, puis à chaque repas glucide de qualité + protéine + bonne graisse + légume. Pas de régime restrictif.
- Remplacer plutôt que supprimer : pain au levain ou au sarrasin à la place du pain de mie, riz basmati ou complet à la place du riz blanc, fruit + amandes à la place du fruit seul.
- Bouger, dormir, souffler : l’activité physique quotidienne et la gestion du stress agissent sur l’insuline et le cortisol autant que l’assiette.
- Se faire accompagner pour personnaliser selon votre type de SOPK et vos analyses : c’est le cœur de l’accompagnement en naturopathie, au cabinet à Lunel ou en visio, en complément du suivi médical.
La naturopathie intervient en complément du suivi médical, jamais à sa place : le diagnostic, les analyses et les traitements relèvent du médecin.
Sources
- International evidence-based guideline for the assessment and management of PCOS (2023) - ESHRE, recommandation internationale (en anglais) : l’hygiène de vie est le traitement de première intention
- Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) - Inserm, dossier d’information
- Syndrome des ovaires polykystiques - Assurance Maladie (ameli.fr)
- Syndrome des ovaires polykystiques - Organisation mondiale de la Santé, aide-mémoire
Ces références institutionnelles complètent l’article. Elles ne remplacent pas l’avis de votre médecin.
Questions fréquentes : alimentation et SOPK
Des aliments bruts et complets plutôt qu’ultra-transformés : légumes verts, céréales et farines complètes, patate douce, fruits rouges (charge glycémique modérée), protéines (viande, poisson, œufs, légumineuses) et bonnes graisses, en particulier les huiles riches en oméga 3 (lin, colza, noix) et les oléagineux.
Ne jamais consommer un glucide seul (une assiette de pâtes, un fruit seul au goûter), mais l’associer à une protéine, une bonne graisse et un aliment riche en fibres comme un légume. L’association ralentit la digestion et l’absorption des glucides, et la glycémie ne s’emballe pas.
Pas forcément. Si vous y êtes sensible, vous pouvez essayer de limiter le gluten et les produits laitiers, en bonne intelligence : un pain sans gluten industriel à la farine de maïs n’est pas une bonne option, le petit épeautre et les blés anciens sont mieux tolérés par certaines. Pour les laitages, limiter les quantités selon votre sensibilité et préférer chèvre ou brebis. Certaines personnes présentent une hypersensibilité au gluten ou à la caséine qui entretient l’inflammation.
Non, aucun aliment n’est banni définitivement : tout se joue dans l’équilibre. On peut consommer une pâtisserie de temps en temps en fin de déjeuner, en équilibrant l’assiette (poulet + légumes + pâtisserie plutôt que pâtes + pâtisserie). Pour cuisiner, préférer les sucres complets, le sucre de coco, les fruits ou le miel aux sucres raffinés.
Un petit-déjeuner complet qui associe un glucide de qualité (tartine de pain sans gluten, au sarrasin par exemple), une protéine (œufs mollets ou au plat) et une bonne graisse (avocat ou purée d’amande).
Souvent parce que les régimes restrictifs placent le corps en sous-alimentation : le métabolisme s’écroule et n’utilise plus correctement les calories. « Manger bien » ne veut pas dire « manger peu ». On propose alors une relance métabolique (augmenter peu à peu les apports pour qu’ils correspondent aux dépenses) avant un léger déficit calorique, sans diaboliser les graisses. Si la perte de poids reste impossible, il faut pousser les investigations (glycémie, insuline, HOMA, cortisol, thyroïde).
Il peut être envisagé chez certaines femmes, de préférence le soir, lorsque toutes les conditions sont réunies et sans contre-indication : pas de fatigue chronique, d’hypothyroïdie, de problème de santé majeur, de faim importante le matin ni de trouble du comportement alimentaire. Il doit être pratiqué dans un cadre bien défini, avec un accompagnement et l’avis de votre médecin. Plus simplement, on peut alléger l’assiette du soir, en modulant la quantité de féculents selon son ressenti.
Aucun n’est interdit, mais on limite ceux qui font monter la glycémie sans rien apporter : sucres industriels (pâtisseries et viennoiseries du commerce, bonbons, crèmes dessert), sucres cachés (sodas même « light », jus de fruits, alcool), céréales raffinées ou soufflées (pain de mie, baguette, pâtes blanches, galettes de riz), et les glucides pris seuls. On remplace plutôt qu’on supprime.
Oui : la liste des aliments à privilégier et à limiter, la journée type et une liste de courses tiennent sur deux pages, téléchargeables gratuitement en PDF depuis cet article. Ce sont des repères généraux, à adapter avec votre médecin et lors d’un accompagnement.
Pour aller plus loin
- SOPK : comprendre et accompagner le syndrome des ovaires polykystiques (guide)
- Alimentation pour la résistance à l’insuline : tous mes conseils
- Résistance à l’insuline : comprendre
- Myo-inositol et SOPK
- Prise en charge du SOPK : traitements et accompagnements
- Diagnostic du SOPK
Pour améliorer votre alimentation dans le cadre de votre SOPK et obtenir des conseils personnalisés, n’hésitez pas à prendre rendez-vous.
Les conseils généraux donnés dans cet article ne peuvent se substituer à une vraie consultation avec un naturopathe ou à un rendez-vous avec son médecin.
Pour construire cet article, j’ai échangé avec Morgane Chouillet, diététicienne diplômée d’État.
Les termes techniques de cet article sont définis dans le lexique de la santé féminine.
