Les mots de la santé hormonale féminine, expliqués simplement : cycle, ovulation, hormones, SOPK, endométriose, thyroïde, fertilité, ménopause, cheveux. Chaque définition renvoie vers l’article ou le guide qui la développe.
En résumé : ce lexique rassemble 33 définitions courtes, classées par ordre alphabétique, pour comprendre les termes rencontrés chez votre médecin, dans vos analyses ou sur ce site. Il ne remplace ni un diagnostic ni un avis médical : votre médecin reste votre premier interlocuteur.
Par Elise Rouvrais, naturopathe formée au CENATHO (Paris), certifiée FÉNA, membre de l’OMNES, spécialisée dans l’équilibre hormonal féminin. Cabinet à Lunel (Hérault) et consultations en visio.
Alopécie androgénétique
Chute de cheveux lente et localisée (sommet du crâne, tempes), liée à la sensibilité des follicules aux androgènes. Chez la femme, elle s’exprime souvent à l’arrêt de la pilule, après une grossesse ou à la ménopause. Le diagnostic est posé par le médecin ou le dermatologue.
Guide : chute de cheveux chez la femme.
Aménorrhée
Absence de règles pendant au moins trois mois chez une femme qui n’est ni enceinte, ni ménopausée. Elle peut être liée à un SOPK, à un arrêt de pilule, à un stress important, à une perte de poids ou à un trouble de la thyroïde. Elle justifie toujours un avis médical.
Androgènes
Hormones dites « masculines » (testostérone, DHEA, androstènedione) que les ovaires et les surrénales produisent aussi chez la femme, en petites quantités. En excès, elles donnent acné, pilosité et chute de cheveux.
Bouffées de chaleur
Sensation brusque de chaleur, surtout au visage et au haut du corps, souvent avec des sueurs, en journée ou la nuit. C’est le symptôme le plus connu de la ménopause ; il est lié à la baisse des œstrogènes.
Guide : préménopause et ménopause.
Corps jaune
Ce que devient le follicule après l’ovulation. Il sécrète la progestérone pendant la phase lutéale, puis dégénère au bout d’environ 14 jours s’il n’y a pas de grossesse, ce qui déclenche les règles.
Critères de Rotterdam
Critères internationaux du diagnostic du SOPK : trouble de l’ovulation, hyperandrogénie clinique ou biologique, ovaires d’aspect polykystique à l’échographie. Le médecin retient le diagnostic si deux critères sur trois sont présents, après avoir écarté d’autres causes.
Article : le diagnostic du SOPK.
Cycle menstruel
Période qui va du premier jour des règles au premier jour des règles suivantes : 28 jours en moyenne, entre 21 et 35 jours le plus souvent. Il comprend la phase folliculaire, l’ovulation et la phase lutéale.
DHEA
Hormone produite par les glandes surrénales, précurseur des androgènes et des œstrogènes. Après la ménopause, c’est à partir de la DHEA que le tissu adipeux fabrique une petite quantité d’œstrogènes.
Effluvium télogène
Chute de cheveux diffuse et abondante qui survient deux à trois mois après un événement (accouchement, fièvre, choc, carence, régime). Elle est en général réversible, contrairement à l’alopécie androgénétique.
Article : la chute de cheveux post-partum.
Endométriose
Maladie dans laquelle du tissu semblable à la muqueuse utérine se développe hors de l’utérus (péritoine, ovaires, intestin, vessie…). Elle provoque des douleurs, souvent pendant les règles, et peut gêner la fertilité. Le diagnostic et le traitement sont médicaux.
Fenêtre fertile
Les quelques jours du cycle pendant lesquels un rapport peut mener à une grossesse : environ cinq jours avant l’ovulation et le jour de l’ovulation. L’observation du cycle (glaire, température) aide à la repérer.
Guide : fertilité et naturopathie.
FSH et LH
Les deux hormones de l’hypophyse qui pilotent les ovaires. La FSH fait grandir le follicule ; le pic de LH déclenche l’ovulation. Dans le SOPK, la LH est souvent trop élevée ; à la ménopause, la FSH est haute.
Article : système endocrinien et hormones sexuelles.
Glaire cervicale
Sécrétion du col de l’utérus dont l’aspect change au cours du cycle. Autour de l’ovulation, elle devient claire, abondante et filante : c’est un signe de fertilité observable.
Hyperandrogénie
Excès d’androgènes, constaté par des signes (acné, pilosité, chute de cheveux) et/ou par un dosage sanguin. C’est l’un des trois critères du SOPK, mais elle a d’autres causes possibles que le médecin recherche.
Hyperœstrogénie relative
Situation de la préménopause où la progestérone baisse alors que les œstrogènes restent élevés. Le déséquilibre entre les deux hormones explique seins tendus, irritabilité, rétention d’eau et règles abondantes.
Hypothyroïdie
Production insuffisante d’hormones thyroïdiennes : fatigue, frilosité, prise de poids, constipation, peau sèche, chute de cheveux, cycles perturbés. Le diagnostic repose sur le dosage de la TSH ; le traitement est prescrit par le médecin.
Guide : le fonctionnement de la thyroïde.
Insuffisance ovarienne prématurée
Arrêt de l’activité des ovaires avant 40 ans, parfois appelé « ménopause précoce ». Elle se diagnostique par des dosages hormonaux et relève d’un suivi médical spécialisé.
Ménopause
Arrêt définitif des règles, confirmé après douze mois sans menstruations, en moyenne autour de 51 ans. Les ovaires ne produisent plus d’œstrogènes ni de progestérone.
Guide : préménopause et ménopause.
Micronutrition
Approche de l’alimentation centrée sur les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments, les acides gras et les autres nutriments présents en petites quantités. Elle s’appuie sur l’assiette d’abord, et sur des compléments seulement si un besoin est identifié.
Page : qu’est-ce que la naturopathie ?.
Myo-inositol
Molécule de la famille des vitamines B, présente dans l’alimentation et étudiée dans le SOPK pour son rôle dans la sensibilité à l’insuline. Toute complémentation se discute avec son médecin ou son pharmacien.
Article : myo-inositol et SOPK.
Naturopathie
Approche d’hygiène de vie (alimentation, activité physique, gestion du stress, sommeil) qui vise à soutenir la vitalité. Elle ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas et ne remplace jamais le suivi médical : elle vient en complément.
Page : qu’est-ce que la naturopathie ?.
Œstrogènes
Hormones produites surtout par le follicule ovarien pendant la première partie du cycle. Elles épaississent la muqueuse utérine, préparent l’ovulation et agissent sur la peau, les os, le cœur et l’humeur.
Ovulation
Libération de l’ovule par le follicule mûr, environ 36 heures après le pic de LH. Pour un cycle de 28 jours, elle a lieu vers le 14e jour, mais ce moment varie beaucoup d’une femme et d’un cycle à l’autre.
Périménopause (préménopause)
Transition de plusieurs années qui précède la ménopause : les ovulations deviennent irrégulières, la progestérone baisse, puis les œstrogènes. La femme reste fertile pendant cette période.
Guide : préménopause et ménopause.
Phase folliculaire
Première partie du cycle, des règles à l’ovulation. Sous l’action de la FSH, un follicule dominant grandit et sécrète des œstrogènes. Sa durée varie de 6 à 13 jours après les règles.
Phase lutéale
Seconde partie du cycle, de l’ovulation aux règles suivantes, dominée par la progestérone du corps jaune. Elle dure de 11 à 16 jours et varie peu d’un cycle à l’autre.
PMA (procréation médicalement assistée)
Ensemble des techniques médicales d’aide à la conception : stimulation de l’ovulation, insémination, fécondation in vitro (FIV). Elle est encadrée par le centre de PMA, sur adressage du gynécologue.
Article : SOPK et infertilité.
Post-partum
Période qui suit l’accouchement, pendant laquelle le corps retrouve progressivement son équilibre hormonal. Chute de cheveux, fatigue et cycles irréguliers y sont fréquents.
Article : la chute de cheveux post-partum.
Progestérone
Hormone de la seconde partie du cycle, produite par le corps jaune après l’ovulation. Elle stabilise la muqueuse utérine et favorise le calme et le sommeil ; sa baisse déclenche les règles.
Résistance à l’insuline
Diminution de la réponse des cellules à l’insuline, qui oblige le pancréas à en produire davantage. Fréquente dans le SOPK, elle favorise la prise de poids abdominale et, à long terme, le diabète de type 2. Elle se dépiste par des analyses prescrites par le médecin.
Article : la résistance à l’insuline.
SOPK (syndrome des ovaires polykystiques)
Trouble hormonal fréquent, touchant environ une femme sur dix, qui associe de façon variable troubles de l’ovulation, excès d’androgènes et ovaires d’aspect polykystique. Le diagnostic est médical.
SPM (syndrome prémenstruel)
Ensemble de symptômes physiques et émotionnels (seins tendus, ballonnements, irritabilité, fatigue) qui apparaissent dans les jours précédant les règles et disparaissent avec elles.
Article : le syndrome prémenstruel.
TSH, T4 et T3
La TSH est l’hormone de l’hypophyse qui commande la thyroïde ; la T4 est l’hormone principale produite par la thyroïde ; la T3 est sa forme active, fabriquée dans les tissus. Leur dosage sert au diagnostic des troubles thyroïdiens.
Guide : le fonctionnement de la thyroïde.
Pour aller plus loin
Les guides de référence du site : le cycle féminin, le SOPK, l’endométriose, la fertilité, la préménopause et la ménopause, la thyroïde et la chute de cheveux chez la femme.
Pour un accompagnement personnalisé, en complément de votre suivi médical : mes accompagnements, au cabinet de Lunel ou en visio.
