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Cycle & hormones / Préménopause & Ménopause

Préménopause et ménopause : comprendre et accompagner la transition hormonale

Par Elise Rouvrais, naturopathe formée au CENATHO (Paris), certifiée FÉNA, membre de l’OMNES, spécialisée dans l’équilibre hormonal féminin. Dernière mise à jour le 29 octobre 2026. Les termes techniques sont définis dans le lexique de la santé féminine.

Bouffées de chaleur, nuits hachées, cycles qui se dérèglent, poids qui change, cheveux qui s’affinent : entre 40 et 55 ans, beaucoup de femmes traversent une transition hormonale qu’on leur a peu expliquée. Ce guide rassemble ce que j’explique en consultation et dans mes articles : ce qui se passe hormonalement en préménopause puis à la ménopause, les symptômes et les risques, ce qui se prépare dès la quarantaine, et ce que la naturopathie peut apporter en complément du suivi médical.

En résumé : la préménopause commence vers la fin de la quarantaine (parfois dès 35 ans) : les ovaires ralentissent, la progestérone baisse d’abord alors que les œstrogènes restent présents (seins tendus, nervosité, insomnies, SPM, règles abondantes), puis les œstrogènes chutent à leur tour (bouffées de chaleur, sécheresse, fatigue, douleurs articulaires). La ménopause est l’arrêt des règles depuis un an, vers 50 ans ; avant 40–45 ans, on parle d’insuffisance ovarienne prématurée. Les œstrogènes protégeaient les os, le cœur, le métabolisme et le cerveau : il faut surveiller l’ostéoporose, le profil lipidique, la résistance à l’insuline, la thyroïde. Bonne nouvelle, le corps garde une voie de secours : la DHEA des surrénales, convertie en œstrogènes dans le tissu adipeux. Une ménopause en douceur se prépare donc dès la préménopause : gestion du stress, sommeil, alimentation sans régime ni chasse au bon gras, poids de forme, mouvement, soutien du cycle et du foie. Chaque femme vit « sa » ménopause ; l’accompagnement est personnalisé, au cabinet de Lunel ou en visio.

Préménopause, ménopause : de quoi parle-t-on ?

La préménopause (ou périménopause) est la transition de plusieurs années pendant laquelle les ovaires ralentissent : une « puberté inversée ». Elle commence en général vers la fin de la quarantaine, mais le cycle peut se modifier dès 35 ans. Elle est inévitable, pas forcément pénible, et la femme reste fertile.

La ménopause est l’arrêt définitif des règles depuis un an, à un âge où c’est normal, autour de la cinquantaine : les ovaires ne produisent plus ni œstrogènes ni progestérone, la FSH est élevée. Quand elle survient avant l’heure, généralement entre 40 et 45 ans, on parle d’insuffisance ovarienne prématurée ; le capital de follicules est surtout génétique, mais le tabac avance la ménopause de 18 mois en moyenne.

Que se passe-t-il hormonalement ?

En préménopause, la qualité de l’ovulation diminue et avec elle la progestérone, alors que les œstrogènes restent élevés : c’est l’hyperœstrogénie relative, un climat qui favorise, chez les femmes prédisposées, fibromes, polypes, kystes et cancers hormono-dépendants. Puis les œstrogènes baissent à leur tour : les deux hormones sont basses. En pratique, les deux phases se chevauchent, et les symptômes seuls ne permettent pas de deviner son équilibre hormonal.

À la ménopause, l’équilibre avec la testostérone, qui baisse beaucoup moins vite, est rompu : poils au menton, cheveux qui s’affinent sur le sommet du crâne, graisse qui se déplace des hanches vers le ventre. Mais le corps a prévu une voie de secours : les surrénales continuent de produire la DHEA, « hormone de jouvence », que le tissu adipeux convertit en œstrogènes grâce à l’aromatase. À deux conditions : un stock de DHEA que le stress chronique n’a pas épuisé, et assez de tissu gras, ni trop ni trop peu.

Quels sont les symptômes ?

  • Phase 1 de la préménopause (progestérone basse, œstrogènes élevés) : seins tendus, nervosité, irritabilité, insomnies, rétention d’eau, SPM marqué, cycles plus courts, règles abondantes.
  • Phase 2 et ménopause (œstrogènes bas) : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, humeur triste ou anxieuse, peau sèche, sécheresse intime, baisse de libido, cystites, fatigue, troubles de concentration et de mémoire, douleurs articulaires, fonte musculaire et prise de poids abdominale, cycles qui s’allongent puis s’arrêtent, palpitations.
  • Cheveux : chute hormonale lente et localisée, à distinguer d’une chute réactionnelle massive après un choc. Voir Ménopause et chute de cheveux.
Préménopause (périménopause)Ménopause
DéfinitionTransition de plusieurs années pendant laquelle les ovaires ralentissent.Arrêt définitif des règles depuis un an.
Âge habituelVers la fin de la quarantaine ; le cycle peut se modifier dès 35 ans.Autour de la cinquantaine ; avant 40–45 ans, on parle d’insuffisance ovarienne prématurée.
HormonesProgestérone en baisse, œstrogènes encore élevés (hyperœstrogénie relative), puis œstrogènes qui baissent à leur tour.Œstrogènes et progestérone bas, FSH élevée.
Symptômes fréquentsSeins tendus, irritabilité, insomnies, rétention d’eau, SPM marqué, cycles plus courts, règles abondantes.Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil et de l’humeur, sécheresse intime, prise de poids abdominale, douleurs articulaires.
FertilitéEncore possible.Terminée.
Les deux phases se chevauchent souvent ; les symptômes seuls ne suffisent pas à connaître son équilibre hormonal.

Ces symptômes ne sont pas systématiques : certaines femmes traversent cette période presque sans s’en apercevoir. Des symptômes très handicapants justifient de consulter son médecin ou gynécologue, et une naturopathe formée à la santé féminine en complément.

Quels risques surveiller après la ménopause ?

  • Les os : la chute des œstrogènes retire aux os leur protection ; l’ostéoporose est un facteur de risque de fracture, pas une fatalité, et se prévient par l’alimentation alcalinisante, le calcium varié, les vitamines D et K2, les protéines et le mouvement. Voir Ostéoporose : causes hormonales et prévention naturelle.
  • Le cœur et les vaisseaux : profil lipidique perturbé, hypertension.
  • Le métabolisme : résistance à l’insuline et graisse viscérale, qui aggravent aussi la chute de cheveux.
  • Le cerveau : déclin cognitif. La thyroïde : elle se fragilise avec les années et explique souvent des désagréments attribués à tort à la ménopause ; voir Fonctionnement de la thyroïde.

Comment préparer et bien vivre cette transition ?

Dès la préménopause

  • Gérer le stress, qui épuise la DHEA : cohérence cardiaque, respiration, méditation, nature, et un professionnel (psychologue, sophrologue) quand il déborde.
  • Capitaliser sur le sommeil.
  • Manger varié et équilibré : légumes, protéines (souvent trop limitées), bonnes graisses, moins d’ultra-transformés et de sucres raffinés ; pas de régime amaigrissant ni de chasse au bon gras.
  • Garder un poids de forme, ni maigre ni en surpoids : c’est lui qui permettra la conversion de la DHEA en œstrogènes.
  • Bouger chaque jour et pratiquer une activité qui plaît.
  • Soutenir le cycle et limiter l’hyperœstrogénie relative (prévention du SPM, des fibromes, des cancers hormono-dépendants), en soutenant naturellement le foie qui élimine les œstrogènes.

À la ménopause

  • Poursuivre tout cela, en évitant plus que jamais les régimes sévères qui font perdre du muscle.
  • Protéines, oméga 3 (petits poissons gras), légumes et aliments riches en calcium ; renforcement musculaire et cardio.
  • Une approche « well aging » : antioxydants, hydratation, compléments ciblés (collagène, oméga 3, onagre ou bourrache, CoQ10, vitamine D) après avis médical, soins de la peau, confort intime, sommeil. Voir Bien vieillir à la ménopause.
  • Sauf contre-indication (cancer hormono-dépendant personnel ou familial), des plantes à action œstrogène- ou progestérone-like, adaptées au terrain et au cycle, avec un professionnel formé ; magnésium, plantes adaptogènes, griffonia ou safran pour l’humeur ; calcium, vitamines D et K, prêle, ortie pour les os.

Et la médecine conventionnelle ?

L’hormonothérapie (traitement hormonal de la ménopause) compense les hormones déficitaires, avec le médecin, gynécologue ou endocrinologue ; idéalement des hormones bio-identiques ajustées au cycle en préménopause, ce qui suppose de savoir repérer son ovulation. Pour la chute de cheveux, le minoxidil local est le traitement de première intention. La naturopathie et la médecine travaillent en complémentarité.

Observer son cycle, même en préménopause

En apprenant à observer votre cycle, notamment le mucus cervical, vous suivez vos fluctuations hormonales et pouvez, avec votre médecin, adapter un éventuel traitement de façon précise plutôt que générique. C’est aussi le meilleur moyen de comprendre ce qui vous arrive.

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Comment la naturopathie accompagne-t-elle la ménopause ?

Il n’existe pas une ménopause mais des ménopauses : les symptômes dépendent du poids, du statut androgénique, du stress, de la thyroïde, du terrain hormonal d’avant. Le premier rendez-vous (1 h 30) fait le point sur vos symptômes et votre terrain : alimentation, complémentation individualisée, gestion du stress, soutien du cycle, du foie, de la thyroïde et des os, plantes adaptées. Au cabinet de Lunel ou en visio partout en France ; voir Mes accompagnements. Toujours en complément du suivi médical.

Questions fréquentes sur la préménopause et la ménopause

À quel âge commence la préménopause ?

Vers la fin de la quarantaine en général, mais le cycle et les niveaux hormonaux peuvent se modifier dès 35 ans. La ménopause survient autour de 50 ans ; avant 40–45 ans, on parle d’insuffisance ovarienne prématurée.

Comment savoir si je suis ménopausée ?

La ménopause est définie par l’arrêt des règles depuis un an, à un âge où c’est normal. La prise de sang montre une FSH élevée avec un estradiol et une progestérone bas. Tant que les règles reviennent, même irrégulières, on est en préménopause et toujours fertile.

Pourquoi ai-je des symptômes alors que mes œstrogènes sont encore élevés ?

Parce qu’en première phase de préménopause, c’est la progestérone qui baisse : le rapport œstrogènes/progestérone penche vers les œstrogènes (hyperœstrogénie relative), d’où seins tendus, nervosité, insomnies, SPM, règles abondantes. Les symptômes seuls ne permettent pas de deviner son équilibre : une évaluation est nécessaire avant toute plante ou complément.

Faut-il perdre du poids à la ménopause ?

Pas si l’on est à son poids de forme. Après la ménopause, les œstrogènes de secours sont fabriqués à partir de la DHEA dans le tissu adipeux : une minceur excessive supprime cette protection (os, cheveux, muqueuses). Les régimes sévères font surtout perdre du muscle. L’objectif est un poids physiologique, avec protéines, bon gras et renforcement musculaire.

Pourquoi le stress aggrave-t-il la ménopause ?

Parce que le stress chronique épuise la DHEA, l’« hormone de jouvence » des surrénales qui sert de précurseur aux hormones féminines après la ménopause. Une femme arrivée très stressée à la ménopause a des réserves de DHEA entamées et une transition plus difficile. Gérer son stress dès la préménopause est l’une des clés.

Les plantes sont-elles sans risque ?

Non. Certaines plantes ont une action hormonale mimétique et sont contre-indiquées en cas de cancer hormono-dépendant personnel ou familial, ou de fibromes. Elles doivent être choisies selon le terrain et suivre le cycle, avec un professionnel formé, en parallèle du suivi médical. L’auto-complémentation à l’aveugle est rarement une bonne idée.

Que peut apporter la naturopathie à la ménopause ?

Un accompagnement personnalisé, en complément du suivi médical : hygiène de vie, alimentation, complémentation individualisée, gestion du stress, soutien du cycle, du foie, de la thyroïde et des os, plantes adaptées, et l’apprentissage de l’observation du cycle. Au cabinet de Lunel ou en visio.

Sources

Pour aller plus loin

Préménopause ou ménopause difficile ? Faisons le point sur vos symptômes et votre terrain, au cabinet de Lunel ou en visio, en complément de votre suivi médical.

Les informations de ce guide proviennent de mes articles et des sources qui y sont citées (Inserm, ANSES). Elles ne remplacent pas une consultation médicale ; toute complémentation ou plante se discute avec votre médecin ou pharmacien.

À propos de l’auteure

Naturopathe formée au CENATHO (Paris), certifiée FÉNA, membre de l’OMNES et ingénieure de formation, je suis spécialisée dans l’équilibre hormonal féminin et la périnatalité : cycle, SOPK, endométriose, thyroïde, fertilité, grossesse et post-partum. Je vous reçois à mon cabinet de Lunel, près de Montpellier et Nîmes, ou en visio, toujours en complément de votre suivi médical.

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